Les affaires de Damien

automne

Tous les billets taggués automne par Les affaires de Damien
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    Saison culturelle - Automne 2025 - partie 3

    Films, séries et documentaires

    J'ai vu Running Man d'Edgar Wright, j'y suis allé en connaissance de cause après avoir vu le TikTok de Draven. Alors, je n'ai pas lu le matériel d'origine, ce qui fait que j'ai une vision différente du film comparé à Draven. Pour le coup j'ai été déçu du film, je m'attendais à une réalisation plus punchy de la part d'Edgar Wright, avec des transitions plus choc comme il sait le faire dans Shawn of the dead ou Hot Fuzz, ou même Scott Pilgrim, là, on a de belles scènes sur le monde dystopique de Running Man, on a les enjeux quasi directement. Ce qui est un bon point, le film est bien monté. Il y a un côté kitch avec l'enregistrement de scènes pour le public, sur cassettes, postées par drones, cassettes ou caméra facilement détournée pour en faire ce qu'ils veulent, des propos de Ben Richards, le participant à Running man, il est en colère contre son monde et ça ressort bien. Tout comme Draven, j'ai remarqué un changement de ton dans le film, la fin, je l'ai pas comprise. Pas parce que flemme, je comprends pas, mais juste parce que le rythme est différent dans le dernier tiers du film, on se demande comment on en est arrivé là. Le fait qu'il y ait aussi une sorte de caméo qui explique que la fin n'est pas la fin, ça m'a troublé. J'ai pas passé un mauvais moment, mais c'est pas un bon moment non plus. Sans l'analyse de Draven, je n'aurais pas vu le film, ça, c'est sûr.

    J'ai regardé Peacock de Bernhard Wenger, la bande annonce m'intriguait, je pensais qu'il y avait plus d'action que ça mais en fait c'est beaucoup plus calme et posé que ça en a l'air. C'est l'histoire de Matthias, un comment dirais-je un humain à louer, qui se sépare de sa compagne car celle-ci ne le trouvais plus "assez vrai", sans doute trop dans son monde et en même temps vu le metier qu'il exerce on peut comprendre. On se rends compte qu'il est dans un standing élevé vu la maison qu'il a et aussi les "rôles" qu'il joue. Très vite on apprends qu'il a aidé une femme à quitter son mari et que ce dernier est un peu chonchon. Il y a un côté étrange a ce film, je ressens où il veut nous mener. Je ne m'attendais pas à la fin, celle-ci est bien amenée, mais je me demandais jusqu'où le sentiment de deconnexion de Matthias pouvais aller.

    Musique, concerts

    À l'heure de décembre, les services de straming restituent des statistiques intéressantes sur notre année musicale. Du coup ma playlist du mois est une sélection des titres qui sont dans la playlist annuelle.

    Manga, BD, Comics, Webcomic et dérivés

    J'ai lu Le Roi Du Silence de Salem, suite directe de Le Paradis Des Autres. Plus intimiste que Le Paradis Des Autres. Il parle de la difficulté d'être racisé•e en France, il y a un témoignage sur le fait d'être une femme queer dans l'armée, d'agression que sa sœur a subi, du silence de ses parents, il y a une trame avec sa grand-mère. Ça parle même du pape et de la tokenisation, du syndrome méditerranéen, de méritocratie aussi. C'est des dessins en noir, blanc et jaune. Il y a vraiment une sorte de contraste avec ces trois couleurs qui rendent le trait plus vivant. Je pense qu'il faut commencer par Le Paradis Des Autres avant d'entammer Le Roi Du Silence, parce qu'on rentre dans une sphère plus intime. Je vous recommande les deux livres de toute façon, je pense pas qu'un enfant de 8 ans pourrait comprendre ces BD mais je pense qu'il faut les mettre dans les mains des ados pour qu'iels s'approprient les thématiques tôt et puissent être des alliés aux personnes racisées et minorisées.

    J'ai continué avec Boycat d'Aurélien Fernandez. Qui est défini comme un "shōjo absurde de 160 pages qui raconte une belle histoire d’amour, de chats et de robots." L'histoire est plutôt simple, Ursi est amoureuse de Michel, mais c'est pas réciproque, pourquoi ? Parce que Michel est un robot composé de trois chats. Et ça a une incidence sur la relation qu'elle a avec sa pote Romy qui veut devenir la gérante du magasin où elles travaillent. Je trouve la fin un peu rushée, mais ça se lit bien. La patte graphique est légèrement différente de ce qu'Aurélien a fait pour Fantôme Faché, plus en rondeur, avec des effets de trames assez interessant dans un dessin en noir et blanc.

    J'ai mis de côté Given pour lire deux yaois de chez Hana lors de la Y/con dont la pudeur m'interdit de dévoiler le contenu : La merveilleuse famille de Shima qui a un bon pitch de base, mais dont je trouve l'histoire un peu capilotracté, c'est mon premier manga avec homme alpha/ homme omega. Je pense que c'est ça qui m'a déplu dans l'histoire. Et l'autre que j'ai beaucoup plus aimé, car c'est une relation plus "normale", pleine de doutes. À la recherche de notre comète, où le sexe arrive à la toute fin du manga, et parle de la passion des deux protagoniste autour de l'espace c'est assez bien.

    Livre Pourcentage Notes
    A la louche, pages non numérotés

    Fictions et non-fiction

    Point sur mes lectures en cours :

    Livre Pourcentage Notes
    Perte du marque-page

    Divers

    J'ai été à la Japan Touch de Lyon.

  • Posté le
    Saison culturelle - Automne 2025 - partie 2

    Films, séries et documentaires

    J'ai vu Hooper et le secret de la Marmotte avec mon neveu. C'est un film d'animation d'action où Hooper un animal mi-lapin mi-poule va chercher une marmotte magique qui peut modifier le passé. Le plan initial la retrouver et la neutraliser, mais c'est sans compter sur les autres personnages de la bande à Hooper ou même sa rivale qui ont d'autre plan pour cette marmotte. J'ai été un poil déçu par le film, bien que ce soit une suite (je l'ai appris en faisant mes recherches pour ce billet), il n'y a pas besoin de voir le premier film pour comprendre les enjeux du film. Pour un film jeunesse, j'attendais une vraie morale à la fin, je suis resté sur ma faim. J'ai trouvé quelques longueurs dans ce film d'une heure et demie, du moins c'est ce que j'ai déduit, voyant mon neveu s'impatienter.

    Dans la foulée, j'ai regardé Comme un Lundi j'ai toujours du mal avec les films japonnais, leurs rythmes, leurs montages, alors que là tout semble couler "normalement", comme un film américanisé. La brioche aux pépites de chocolat, autrement dit le pitch, c'est qu'on vit dans une société de communication japonaise qui revit la même semaine de travail pendant plus d'un an et quart (oui c'est un spoiler), on passe facilement la moitié du film à ce que tous les employés de cette petite entreprise comprennent qu'ils sont dans une boucle temporelle, et environ un tiers du film à trouver comment rompre la boucle temporelle. La fin est surprenante, je ne l'ai pas vu venir, elle m'a plu.

    J'ai revu Le dîner de cons, ça faisait longtemps que je l'ai pas vu, j'ai passé un bon moment même si je trouve que Thierry Lhermitte joue moins bien que François Villeret. Je pense que c'est au fait que Richoult qui joue dans cette pièce à Angers qui m'a donné envie de revoir le film. Bon l'histoire se résume à un dîner chaque mercredi où des gens imbus d'eux-même invitent des naïfs qui vivent leur passion ou de "parfaits abrutis" pour se moquer d'eux. Jusqu'à ce que tout déraille avec François Pignon qui travaille à Bercy et feru de scultures en allumettes face irruption dans la vie de Pierre Brochant. Cette soirée où tout échappe à Pierre Brochant au début sa santé, en suite sa femme il ira jusqu'à quémender l'aide d'un contrôleur fiscal pour avoir le numéro d'un des prétendants supposé de sa femme pour tenter de la reconquerir. Le point faible du film selon moi c'est sa fin. Mais j'ai passé un bon moment sans trouver le film vieux ou daté, même si une version 2025 ferait des scènes avec d'autres équipe de foot et ne jouraient pas forcément le jeu d'un téléphone fixe là où les téléphones portables sont omniprésents

    J'ai décidé de voir la série Y a-t-il un flic, je ne sais plus où j'ai mis les DVD, je n'ai retrouvé que le premier opus Y a-t-il un flic pour sauver la reine, franchement j'avais oublié des passages, il y a des scènes qui sont plus drôle que le film Y a-t-il un flic pour sauver le monde, d'autres qui sont moins bien parce que le film a vieilli. Le film marche bien en VO comme en VF, je l'avais découvert en VO, mais c'est bien en VF que je l'ai regardé, y a des trouvailles la synchro des lèvres passe bien. Je n'ai pas ris autant qu'aux premiers visionages, mais j'ai passé un agréable moment

    Musique, concerts

    J'ai écouté quelques musiques ce mois ci, pas grand chose a retenu mon attention, comme je l'avais dis en octobre j'ai écouté du Hubert-Félix Thiéfaine, j'ai ressorti des titres qui était dans le top hits, mais je suis passé à coté de beaux textes qui m'ont accompagné durant tout le mois, comme Les filles du Sud, Je t'en remets au vent.

    Manga, BD, Comics, Webcomic et dérivés

    J'ai continué à lire Given, le fait de relire lentement m'a montré que certaines narrations vont aux bons personnages, je lisais vite et je passais à côté de détails.

    J'ai découvert Vertu de St-Cyr, alors à la base c'est un webcomic, comme certaines œuvres de ma bibliothèque. C'est l'histoire de Vertu Dumas fille d'un commandant, qui fait son entrée dans l'école militaire St-Cyr, qui pensait que pour être respectée, il fallait simplement être un·e bon·ne duelliste, mais elle se retrouve piégé dans le groupe des Tradis, rempli de Fils-de et de gradés faisant régner la terreur aux autres élèves parce que ce groupe est sexiste, raciste, homophobe et nationaliste. Révoltée, Vertu veut prendre sa vengeance contre ce groupe.

    Livre Pourcentage Notes

    Fictions et non-fiction

    J'ai fini Devenir Fasciste - Ma thérapie de conversion, un livre d'un auteur québécquois. Recommandé par le media Au Poste j'ai trouvé l'emission interessante et j'ai acheté le livre. Basiquement c'est l'histoire de l'auteur qui serait de gauche selon nos œillères qui pour assurer sa propre survie se dit stratégiquement passer au fascisme par pur opportunisme, et en fait, on va voir, par ses réflexions, qu'il ne peut pas être fasciste. Il va bien tenter en vain de faire un salut nazi, mais ce n'est qu'un habitus mécanique à tel point que les forains allemands enseignaient aux gorilles. C'est pas que ça, heureusement, ça parle aussi de tueries de masses, des JO, de l'appauvrissement de la langue (que ce soit par l'extrême droite ou par l'administration). C'est assez court une centaine de pages, ça me donne envie d'approfondir le sujet notamment en lisant du Umberto Eco parce que son livre Reconnaitre le Fascisme semble être une bonne clé d'entrée, ça cite d'autres bouquins de la maison d'éditions.

    J'ai relu le tome 1 de Heartstopper d'Alice Oseman. La rencontre entre Nick, un rugby-boy, qui se trouve en plein questionnement après sa rencontre le touche à tout Charlie. Il me manque deux tomes je pense me les commander en decembre. J'avais pas prévu de lire ce roman graphique maintenant, mais je voulais une lecture LGBTQIA+ qui soit légère pour accompagner ma lecture de Le moine en talon aiguilles.

    Passons à Le moine en talon aiguilles : Oser être soi de Kodo Nishimura, c'est un livre de "developpement personnel" holistique on va dire. Pourquoi je dis qu'il est holistique ? On a vraiment le point de vue d'un moine et de sa pratique des sutras dans ce livre, mis à part dans le dernier chapitre où il développe un peu plus son attrait pour le make up, en partageant 5 conseils pour en porter, l'intégralité du livre c'est une sorte de gloubi-boulga de sutra, et de conseils parfois enfonçant des portes ouvertes sur comment être dans la vie, c'est plus du bon sens que des conseils purs, parce qu'il les dit toujours après un passage dans lequel il se dévalorise. Et je crois comprendre mes proches quand je boucle sur un sujet non-stop parce que je l'ai ressenti en lisant ce livre. Il se critique sur son physique, puis sur son coming-out, puis il passe à ses années d'artiste makeup aux États-Unis, ainsi de suite. Alors de temps en temps dans le bouquin y a des illuminations avec des mises en pratique de ses meilleurs conseils. Mais ça reste suffisamment rare pour être souligné et ça casse la narration du bouquin, car c'est en plein sous chapitre que ça se fait. Je pensais avoir plus de billes sur comment il a pu être lui-même, parce qu'il porte du maquillage, des talons, des vêtements colorés, ce qui est peu commun dans un Japon très traditionaliste et parce qu'il est moine. Et en fait très peu de chose, il parle juste de déconstruction de ses préjugés juste parce qu'il a été sur des forums gay et en Espagne chez des amis, et soyons gentil de son expérience aux États-Unis. Il a fallu attendre le dernier chapitre pour qu'il parle de ses erreurs en faisant certaines de ses pratiques (le look ou le make up), mais rien dans les quatre précédents chapitres qui parle de sa vie. Je n'ai pas trouvé de fil rouge à ce livre, bref la lecture a été assez laborieuse, je préfère ne pas m'étendre davantage.

    J'ai des nouvelles lectures en cours :

    Livre Pourcentage Notes
    Perte du marque-page

    Divers

    J'ai été au vernissage d'une expo photo : Instant Art XIII à l'Aiguillage à Paris c'est une galerie au coeur des frigos de Paris. J'y suis allé avec ma soeur, rejoindre une amie à elle, Audrey. J'ai visité la Y/Con où j'ai pu voir plein d'artistes talentueux·ses, comme Sedeto, Plumy, Moemai, Soyuz, Pikku & Monnket, Kya de Giri-Giri, Yllogique & Rutile.

  • Posté le
    Saison culturelle - Automne 2025 - partie 1

    Films, séries et documentaires

    J'ai rien vu de ce qu'il y a dans ma pile de DVD à lire, la faute sans doute au fait qu'une fois à l'arrêt mon corps me dit encore de dormir, j'ai vu la moitié d'Asteroid City de Wes Anderson, j'ai viscéralement pas aimé, l'autre moitié du film j'ai dormi sur mon lit et ça m'a dégouté de voir d'autres films pour le moment dans la configuration dans laquelle je me suis mis•e par peur de m'endormir à nouveau. je pourrais très bien les mater depuis ma chaise de bureau, mais je sais pas, je trouve que je suis trop proche de l'écran, et ça me force à tourner la tête pour être face à l'écran.

    Musique, concerts

    Rien pendant ce mois, petite playlist de mes écoutes en cours. J'ai redécouvert de vieux albums de -M-, Kobo a parlé de A6el, puis mon cerveau a disjoncté pour mettre du Nicole Croisille. Une obsession qu'il faut que je creuse Hubert Felix Thiéfaine.

    Manga, BD, Comics, Webcomic et dérivés

    J'ai continué mon marathon Given, à l'heure où j'écris ces lignes je suis au tome 6, j'ai pris un peu de recul sur la série, car je m'emmèle les pinceaux sur l'intrigue et ça me peine assez, c'est une série assez douce qui se mérite, j'ai tellement mal compris que je relis chaque tome pour voir où j'ai merdé et là j'en suis au tome 3 donc 1/3 de l'histoire.

    J'ai lu le tome 1 de Shin Zero, l'histoire de 5 jeunes qui vivent en colocation, et font le dur métier uberisé de sentaïs, alors il y en a de toutes les sortes, des agents d'entretien, des vigiles, des justiciers, et l'avantage de ce récit de Bablet et Singelin, c'est qu'il y a l'aspect multigénérationnel de ces sentaïs, anciens héros valeureux de la Seconde Guerre mondiale, à métier à risque totalement uberisé dans un Japon contemporain. Les personnages ont de la personnalité, on a des relations de famille pour chacun des personnages, on a pas les personnages sans une description déconnectée, on sait pas vraiment leurs enjeux, même si on les voit à certains moments en filigrane, mais c'est jamais dit ouvertement comme dans les mangas, c'est plus subtil.

    Livre Pourcentage Notes

    Fictions et non-fiction

    J'ai lu La Nuit T'Arrache À Moi de Nanténé Traoré. C'est un livre classé comme de la poésie, je ne savais pas que ça prenait cette forme la poésie. La quatrième de couverture donne un avant-goût de ce livre

    Ça commence comme un face-à-face avec le miroir. Un monologue, un exercice de réaffirmation articulé dans la nuit, murmuré au coeur de l’insomnie. Ça fait penser à une litanie superstitieuse pour fixer le je qui se dérobe. À la rescousse, je convoque tu, et s’il invite la famille, le public à la fête, il est surtout question de toi. Toi, c’est une abstraction, un concept, un prétexte à s’opposer violemment. Toi, c’est surtout l’autre et ses limites, qu’il serait si bon de franchir, juste pour voir. C’est en négatif, dans l’absolu de la déclaration d’amour, que je se laisse finalement approcher au plus près. À force de scruter son reflet dans la glace, je réussira peut-être à saisir les contours fuyants de son identité.

    Alors, c'est bel et bien un monologue qui parle au cœur et au corps, c'est un livre dans lequel les voix dans ma tête se sont tues et c'est plutôt agréable de ne rien ressentir dans la tête tant le texte pouvait faire écho à des pensées qui auraient pu être miennes tellement que c'est foisonnant. La mise en forme du texte m'a accroché. C'est un texte assez fluide, avec parfois des passages explicites, mais jamais crus, juste évoqué. Le texte se choque, s'entrechoque, se transforme sans cesse pour donner le meilleur de lui-même, une évocation, un désir, pour une personne qui est nommée Toi, mais qui est si floue que ce n'est qu'une réminiscence incarnée.

    J'ai des nouvelles lectures en cours :

    Livre Pourcentage Notes
    Perte du marque-page
    j'ai retrouvé ce livre au sous-sol tout en pensant que je l'avais prêté à quelqu'un

    Divers

    Avec le CATTP, j'ai été visité le musée de Bibracte au mont Beuvray, l'occasion pour moi de redécouvrir les vestiges de l'ère de fer dans l'ancienne capitale des Eduens avant d'être relocalisé à Autun, site fréquenté à l'époque par Jules César et Versingétorix

  • Posté le
    Saison culturelle - Automne 2024

    Cet article ne sera pas complet sur ce que j'ai fait durant les mois de septembre à décembre 2024 pour la simple et bonne raison que je n'ai pas noté ce que j'ai fait durant ce mois. C'est des réminiscences, faites par ce que j'ai digéré et assimilé de droite à gauche sur Insta ou IRL.

    Films, séries et documentaires

    J'ai été deux fois au cinéma avec l'hôpital de jour, une fois pour le documentaire Les petits mâles, où il y avait un public de lycéens, et apparemment, j'ai dormi pendant la séance, car la salle de cinéma était blindée, y avait une chaleur pas possible. Je me rappelle avoir posé une ou deux questions à Laurent Metterie sur le pourquoi du comment son documentaire était que sur crowdfunding. De quoi ça parle ? Basiquement, c'est le regard d'une génération (d'hommes de 7 à 18 ans) sur les thèmes sociétaux tournés sur le féminisme, entremêlés de discours de femmes plus âgées pour contrebalancer les propos. C'est la suite assumée des Mâles du siècle réalisé en 2021. Disponible à la location sur Vimeo.

    L'autre fois que je suis allé au cinéma, c'est pour Les Barbares, un film sur l'accueil des migrants, poussé par le zèle de l'enseignante du village, une famille de syriens est accueillie à la place d'une famille d'ukrainiens dans la commune de Paimpont. La comédie fait mouche, dans une France au racisme ordinaire. J'ai pas passé un mauvais moment, je me rappelle être plus alerte sur cette séance de cinéma. Mais je ne me rappelle pas des masses non plus pour vous pitcher le film.

    Disponible en location et en vente un peu partout, chez Arte par exemple.

    Enfin, suite à un TEDx, je me suis posé la question c'est quoi un film réalisé par un schizophrène paranoïde. J'ai acheté Loulou C'est plus un assemblage de scènes de vies autodocumenté qu'un film, je m'avance peut-être pour dire que c'est filmé au téléphone, la qualité est bonne. Le film est à mettre dans une autre perspective, car on est sur un auteur qui est suisse, même si je ne crois pas que ce soit précisé. On est à hauteur d'homme, y a quelques plans qui sont beaux, mais ça reste assez brouillon.

    Pas de séries binge watchées à ma connaissance pour ce trimestre.

    Musique, concerts

    Aucune découverte musicale. Aucun concerts. Enfin presque, voir plus bas dans l'article.

    Manga, BD, Comics, Webcomic et dérivés

    J'ai découvert Love my life, je sais que c'est un yuri qui sent bon les années 2000, mais incapable de me rappeller de quoi ça parle.

    Dans les découvertes toujours, Un comptable à la cour un yaoi plutôt soft, dans le style d'un isekai. Le pitch c'est une fille se fait invoquer dans un autre monde avec l'homme qui tente de la sauver, iels finissent tout deux dans un monde magique. La fille a pour destin de sauver le monde avec sa magie, l'homme qui la sauve est allergique à la magie, et il y a un rapprochement avec un homme de haut rang qui va tenter de le sauver. Accessoirement, Seichiro, l'homme aspiré dans l'autre monde, c'est un comptable et il va remettre de l'ordre, dans le service de la comptabilité du monde où il se trouve. L'histoire tourne pas mal autour de ça, c'est pas un yaoi qui tourne principalement sur le sexe.

    J'ai lu l'intégrale de Beck, j'avais jamais pris le temps de les lire parce que 34 tomes d'un coup, c'est un peu indigeste, j'en lisais pratiquement 6 par semaine. C'est un classique réédité je crois en volume double depuis 2021. C'est l'histoire de Koyuki qui est un peu coincé dans sa vie d'adolescent, qui va lentement, mais surement, devenir guitariste dans un groupe de rock amateur qui va se professionnaliser au bout de ces 34 tomes, je le pitche mal parce que je m'en rappelle plus trop dans les grandes lignes et je préfère que vous le découvriez par vous-même. C'est le premier animé que j'ai vu quand j'étais gamin, ça me fait quelque chose d'avoir pris le temps de le lire.

    J'ai relu tout Les carnets de l'apothicaire - Enquêtes à la cour Alors c'est l'histoire de Mao Mao qui a été kidnappée et vendue pour être servante dans la cour impériale. Mais sa curiosité fait qu'elle s'intéresse très vite à la mort de nourrissons auprès des quatre concubines de l'empereur. Sa découverte l'a mise sur la route de Jinshi un homme dont la beauté fait chavirer les cœurs des hommes et des femmes. Mais Mao Mao n'est pas n'importe qui, elle est apothicaire à ses heures perdues et c'est sur cet aspect que Jinshi va l'utiliser pour arriver à ses fins.

    Je suis rentré dans l'univers d'Inhumain du trio Bajram et Mangin au scénario, Rochebrune au dessin L'intrigue est la suivante c'est un petit vaisseau spatial (équipe de 5 personnes) qui s'écrase sur une planète et on se rend compte que les habitants de cette planète sont des humains, et qu'ils se mettent au service du Grand Tout en reniant toute identité et particularité. On découvre dans l'intrigue qu'il y a plusieurs peuples avec ses rôles distincts. Mais que deviennent les nouveaux arrivants dans cette société déjà formée ? Dans le prochain article de blog on va s'intéresser au tome 2.

    Dans ma recherche en quête de sens j'ai lu Genre Queer Où on suit Maia on lo suit l'un de ses cours à l'atelier d'écriture du California College of the arts où ille a fait un récit autobiographique caché par des feuilles et du scotch. On retrouve son enfance, ses premières règles, son adolescence, son expérience sur Tinder et bien sûr sa rencontre avec les premières personnes de sa vie qui a permis de mettre un nom à son ressenti intérieur et le choix de ses pronoms (ille à prononcer comme dans grille et lo) Cette bd a été censuré par l'administration Trump, c'est dire si le propos de cette bd dérange.

    J'ai lu presque en avant-première (parce que le livre était dispo à la Y/CON quelques jours avant sa sortie en librairie) King's Maker où on suit Wolfgang, quatrième prince de son royaume. Du fin fond du royaume en tant que chef de meute de jeunes enfants, jusqu'à la rencontre d'un jeune éphèbe, fils du ministre des relations étrangères, qui va l'initier a son rôle dans le royaume. Même si on a une sorte de relations assez dégueulasse en sous texte entre le roi et ses protégés à cape noir, on a des histoires de romance qui pour l'instant est sous-entendus, on peut imaginer d'autres personnages comme le duc Ulysse qui affuble de jeunes gardes d'une tenue moulante avec certaines zones apparentes (dos, morceaux de poitrine), le Duc a fait une allusion sur le fait que le prince est son genre d'homme. Le sens de lecture est occidentale, tout en couleur, à l'origine c'est un webcomic. La lecture de ce livre a été un peu pénible, en m'y plongeant à plusieurs reprises pour être focus

    Une série que je dois continuer parce que le tome 1 est pas mal et je suis passé à côté c'est My Home Hero Un thriller qui pour ce premier tome me plaît bien. Pour résumer ce que j'ai compris : c'est l'histoire d'une fille qui se fait violenté par son petit ami, son père n'aime pas ça. Le père se cache dans l'armoire de sa fille, surprend le petit ami veut en fait détrousser les grands-parents. Le père en a plus qu'assez de la situation et décide de tuer le petit ami. Il faut savoir que le père aime les romans policiers qu'il écrit sur son temps libre, mais jamais, il imaginait passer à l'acte et surtout, il n'a jamais écrit comment ça se passe psychologiquement face au meurtre. Là, c'est un contre-la-montre pour se débarrasser d'un corps recherché par des yakuzas et aussi par les parents de la fille pour ne pas éveiller les soupçons sur ce qui s'est passé. Je ne sais pas si j'irai au bout, j'ai peur qu'au bout des 21 tomes l'intrigue se tasse. Je vais voir s'il est en bibliothèque avant de prendre la suite.

    Dans le même style à voir si j'accroche ou pas et je n'ai pas beaucoup de souvenirs donc pour pitcher c'est dur Cigarette and Cherry, les 11 tomes sont parus, j'ai tardé à lire le premier tome. Ça semble être une romance entre un jeune étudiant et une étudiante plus âgée.

    Dans les webcomics que j'ai en papier j'ai Constellations de Moemai. C'est l'histoire d'Akira, un jeune homme qui a du mal à se définir comme gay et sa rencontre un soir de Noël à Tokyo avec Thomas, jeune français qui s'est fait largué en plein voyage. Ne sachant pas parler correctement anglais Akira le prends sous son aile pour que Thomas survive à Tokyo, problème un ex d'Akira refait surface un an après leur rupture. C'est doux pour l'instant. Les bonus sont pépites... J'attends la suite avec impatience.

    Dans la même lignée j'ai Chorus de PepperTJenkins où l'histoire de deux personnages non binaires que tout oppose et restent complémentaires. Devon petit être coloré•e mais mutique qui note tout sur son carnet et Sidney serveureuse le jour, musicien•ne la nuit, qui bloque sur les compositions de son groupe. Un jour Devon perd son carnet au café, Sidney le récupère et lit un passage paf c'est une épiphanie dans sa tête, Devon livre sur un plateau tout ce qu'il manque a Sidney. Un soir Devon va a un concert et découvre que ce qu'il a écrit sert quelqu'un d'autre, à vous de voir comment iel réagit.

    Une amie m'a fait découvrir Kindergarten Wars, où on suit le quotidien de Rita, une tueuse à gage qui semble avoir fait le choix d'une remise de peine en devenant professeur dans la "maternelle la plus sûre du monde", mais elle tombe amoureuse des assassins qui veulent la peau des élèves. Va-t-elle trouver l'amour ou pas ? J'en suis au tome 3, j'atteins un cap de lassitude, je vais sans doutes suivre cette serie à la bibliothèque, si elle y est avant de me l'acheter pour de bon, j'ai déjà assez de mangas où je suis déçus pendant ce trimestre.

    Dans les mangas qui me faisait de l'oeil depuis un moment il y a Magus of the Library où on suit un jeune homme voulant devenir gardien des écrits dans une grande bibliothèque. On a des tranches de vie de son aventure personnelle. Pour l'instant les deux premiers tomes me plaisent la serie semble être arrivée a son terme je pense la continuer au printemps.

    Dans les bonnes surprises il y a Queen and the tailor c'est un yaoi, je pensais qu'on allait parler cul comme tout yaoi, y a un peu de fan service avec des scènes explicites. Ôumi est assez entreprenant dans l'histoire, Tetsuya se laisse aller dans cette relation, visiblement il y a une alchimie entre les deux. L'histoire c'est une légende urbaine comme quoi la boutique de Tetsuya apporte du succès aux personnes qui portent ses vêtements, Ôumi croyait pas a cette légende mais s'y rend. La première fois l'échange était étrange, un mois plus tard il accepte les conditions de Tetsuya, finalement c'est un soir bourré qu'il se rend chez Tetsuya que finalement leur relation ne serait pas que professionnelle.

    Dernière pépite et non des moindres She wasn't a guy un autre manga musical, avec un plot yuri, pour le coup je vous laisse avec le résumé de Nautiljon :

    Aya est une lycéenne amoureuse d'un vendeur charismatique dans le disquaire qu'elle fréquente, sans savoir qu'il s'agit en réalité de sa camarade de classe Mitsuki.

    Fictions et non-fiction

    Lu à l'hôpital de jour, fini en lecture solo L'alchimiste de Paulo Coelho. Le début de l'histoire où Santiago est bien menée (jeune berger d'Andalousie) qui part chercher sa légende personnelle sur un coup de tête. Un voyage qui l'emmène jusqu'en Egypte. Rapporté tel un conte philosophique, mais au-delà de l'arc rencontre avec l'anglais, le livre nous embarque dans un ventre mou et même un deus ex machina pour faire avancer l'intrigue. Les 40 dernières pages ont été pour moi une purge

    Divers

    J'ai revu Starmania à Dijon, après l'avoir vu avec mon père à Clermont-Ferrand. Je n'ai pas l'étiquette pour aller voir un spectacle en vrai, je sors d'une phase un peu compliqué pour être dans le monde, l'histoire est dans l'article de Wikipédia. J'arrête pas de boucler dessus, à défaut d'avoir un cd de la version de Thomas Jolly, je me suis rabatu sur les versions de 78 et 79 en boucle. je crois qu'il y a un truc transcendantal dans le fondement de l'oeuvre musicale. Malheureusement elle est toujours d'actualité, c'est fou qu'une fiction aussi ancienne résonne toujours (avec des ajustements) à quelque chose de récent. Je pense qu'on a la capacité de vivre comme l'on imaginé Plamondon et Berger à l'époque où ils ont créés Starmania, bien qu'une ville souterraine de la taille de Monopolis soit difficile à concevoir, mais on a la technologie pour. Dans cette version il y a un twist où le casting est jeune comme si Zero Janvier était un jeune influenceur à la sortie de l'armée, ce qui tranche avec les autres versions de lui même. Il y a une certaine rythmie dans ses gestes comme la poignée de main qu'il fait au Grand Marabout, qui rappelle les poignées de main de Trump.

    Bref c'était le récap de ma saison culturelle